La Fédération Internationale du Diabète FID) co-organise ce mois-ci deux manifestations parallèles de haut niveau dans le cadre de la 79e Assemblée mondiale de la santé, consacrées à la prévention du diabète, aux soins intégrés et aux soins de santé primaires.
Le 19 mai, la Fédération Internationale du Diabète, la Fondation mondiale du diabète et la Fédération mondiale de l'obésité co-organisent une session consacrée au problème croissant de l'obésité infantile et à son lien avec le diabète de type 2. Intitulée « Prévenir l'obésité infantile et le diabète de type 2 : renforcer le leadership pour un impact durable », cette session examinera comment des interventions précoces peuvent réduire le risque de maladie à long terme.
Selon les dernières FID , 589 millions d'adultes vivaient avec le diabète en 2024, et ce chiffre devrait dépasser les 850 millions d'ici 2050. Parallèlement, le surpoids et l'obésité chez les enfants dépassent désormais l'insuffisance pondérale à l'échelle mondiale, tandis qu'on estime qu'un milliard de personnes souffriront d'obésité d'ici 2030. Sans mesures urgentes, ces tendances ne manqueront pas d'accroître la pression sur les systèmes de santé et de compromettre le développement durable.
La discussion mettra en avant des solutions politiques allant de la mise en place d'environnements alimentaires plus sains dans les écoles à un aménagement urbain favorisant l'activité physique, en passant par une meilleure intégration de la prévention dans les stratégies nationales de santé. Elle présentera également le thème Journée Mondiale du Diabète , axé sur l'intervention précoce face au diabète.
Une deuxième manifestation parallèle, prévue le 20 mai, réunira une coalition de pays – la Tanzanie, le Kenya et le Guatemala – ainsi que des organisations internationales, notamment la Fédération Internationale du Diabète, la Société internationale de néphrologie et le Fonds des Nations Unies pour la population. Intitulée « Le diabète gestationnel et au-delà : renforcer les soins de santé primaires pour une approche intégrée de la santé rénale et métabolique tout au long de la vie », cette session mettra l'accent sur le diabète gestationnel en tant que point d'entrée essentiel pour lutter contre un éventail plus large de maladies non transmissibles.
Avec un nouveau-né sur six touché par le diabète pendant la grossesse, le diabète gestationnel est de plus en plus considéré comme un signe avant-coureur de risques futurs pour la santé. Il est associé à des taux plus élevés de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d'insuffisance rénale chronique, tant chez les mères que chez leurs enfants.
Les intervenants examineront les stratégies permettant de traduire les recommandations internationales en solutions concrètes et centrées sur la personne dans le domaine des soins de santé primaires. Les débats porteront principalement sur l’intégration des services de santé maternelle à la prévention à long terme, au dépistage précoce et à la prise en charge des maladies non transmissibles, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où le fardeau de ces maladies augmente le plus rapidement. Le programme reflétera également les engagements pris lors de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les MNT de 2025, qui a mis en garde contre le fait que les progrès en matière de réduction des décès prématurés sont au point mort.
Ensemble, ces deux sessions mettent en avant un message commun : la lutte contre le diabète et les pathologies associées nécessite une action coordonnée tout au long de la vie, les systèmes de soins de santé primaires jouant un rôle central pour obtenir des résultats durables.