Le 6 août, le Sommet international sur la prévention 2026 réunira des représentants des gouvernements, des chefs religieux, des professionnels de santé, des chercheurs et des organisations internationales afin de promouvoir des approches communautaires visant à prévenir le diabète de type 2 et d'autres maladies non transmissibles.
Organisé par l’Association des diabétiques du Bangladesh (BADAS) et le Centre for Global Health Research, sous le patronage du gouvernement de la République populaire du Bangladesh et avec le soutien de l’ Fédération Internationale du Diabète, ce sommet marquera le lancement de la Déclaration de Dacca sur la prévention du diabète dans le cadre des communautés religieuses. Cette déclaration propose un cadre visant à intégrer les chefs de file religieux et les institutions religieuses dans les stratégies nationales de prévention.
Un modèle communautaire aux effets mesurables
Cette initiative s'appuie sur le programme bangladais de prévention du diabète par l'intermédiaire des chefs religieux, mis au point par la BADAS, la Direction générale des services de santé et la Fondation islamique.
Initialement mis en œuvre dans plus de 100 mosquées, ce programme forme les responsables religieux à diffuser des informations sanitaires fondées sur des données scientifiques, à soutenir les actions de dépistage et d’accompagnement au sein de la communauté, et à orienter vers les services de santé les personnes présentant un risque élevé de développer un diabète de type 2. Il est actuellement étendu aux communautés hindoues, chrétiennes et bouddhistes.
Une étude clinique randomisée par grappes menée en 2025 a montré que le programme avait permis de réduire de 42 à 43 % le risque de développement d'un diabète de type 2 chez les participants à haut risque.
FID Selon les estimations, la prévalence du diabète chez les adultes âgés de 20 à 79 ans au Bangladesh s'élevait à 13,2 % en 2024, ce qui représente 13,9 millions de personnes atteintes de diabète. D'ici 2050, ce chiffre devrait augmenter d'environ 66 % pour atteindre 23,1 millions, tandis que la prévalence devrait s'élever à 15,4 %.
La Déclaration de Dacca
La Déclaration de Dacca invite les pays à reconnaître les institutions confessionnelles comme des partenaires à part entière dans la prévention du diabète de type 2 et d'autres maladies non transmissibles.
Parmi les mesures proposées figurent l'intégration de la promotion de la santé fondée sur la foi dans les politiques nationales, l'élaboration de supports pédagogiques et de sermons adaptés à la culture locale, ainsi que la mise en place de services de dépistage, d'accompagnement et d'orientation au sein des lieux de culte.
La déclaration met également l'accent sur l'éducation en matière de santé maternelle et de santé préconceptionnelle, les partenariats public-privé, le partage international des connaissances et les bilans annuels des progrès réalisés. Une feuille de route régionale quinquennale proposée pour la période 2026-2030 et un Forum annuel de Dhaka contribueront à soutenir la mise en œuvre de ces mesures.
Intégrer la prévention au sein des communautés
FID Le président, le professeur Peter Schwarz, qui sera présent à Dhaka et présidera une session consacrée aux stratégies mondiales de prévention du diabète, a salué cette initiative et a souligné l'importance d'étendre la prévention au-delà du cadre clinique.
« Pour lutter contre le diabète, nous devons aller au-delà des soins cliniques et ancrer la prévention au cœur même de nos communautés », a déclaré le professeur Schwarz.
Il a souligné que les chefs religieux sont des figures de référence capables d’encourager des comportements plus sains, d’améliorer l’accès aux services de santé et d’atteindre des communautés qui, sans cela, auraient un accès limité aux informations et au soutien en matière de santé. Il a présenté le programme bangladais, ancré dans la culture locale, comme un modèle pouvant offrir de précieux enseignements à d’autres pays.
Le professeur A.K. Azad Khan, président de la BADAS, a également souligné l'importance de recourir à des canaux fiables et à un langage adapté à la culture locale pour diffuser efficacement les messages de prévention.
Découvrez le message du professeur Schwarz à l'occasion du Sommet international sur la prévention 2026.