Réaction de la Fédération Internationale du Diabète à la déclaration politique sur les MNT lors de la réunion de haut niveau de l'ONU

26 septembre 2025

(Image : Peter Schwarz, président de la FID , et Jackie Maalouf, vice-présidente de FID , devant le bâtiment de l'ONU à New York.)

Le 25 septembre, les États membres se sont réunis à New York pour la réunion de haut niveau (HLM) des Nations Unies (ONU) sur les maladies non transmissibles (MNT), au cours de laquelle une déclaration politique a été discutée et soutenue par une majorité des États membres de l'ONU. La déclaration a été adoptée le 15 décembre.

La Fédération Internationale du Diabète FID se félicite de l'organisation de cette réunion de haut niveau et de l'opportunité qu'elle a créée au cours de l'année écoulée de réunir les gouvernements, la société civile et la communauté mondiale des MNT pour des discussions constructives sur la prévention et le contrôle des MNT.

Malgré cette avancée positive, la FID regrette que le point 50 de la déclaration politique sur le diabète ne reconnaisse pas les priorités essentielles pour les millions de personnes qui vivent avec cette maladie dans le monde :

  • Il ne fait aucune référence au Pacte mondial de l'OMS sur le diabète ou aux objectifs de couverture du diabète approuvés par l'Assemblée mondiale de la santé en 2022, qui constituent tous deux un cadre essentiel pour améliorer la prévention, les soins et le traitement.
  • Il supprime la référence à l'insuline qui figurait dans la version zéro du document.
  • Elle ne tient pas compte des défis spécifiques auxquels sont confrontées les personnes atteintes de diabète de type 1, qui ont besoin d'un apport quotidien régulier d'insuline et sont particulièrement vulnérables lorsque l'accès à l'insuline et aux technologies de surveillance du glucose est perturbé ou inabordable.
  • Elle conçoit les soins du diabète principalement comme un moyen de réduire le risque de complications telles que les maladies rénales et cardiovasculaires, plutôt que comme un moyen d'améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie. Ce cadre étroit réduit le diabète à un facteur de risque pour d'autres maladies non transmissibles, plutôt que de le reconnaître comme un défi sanitaire majeur à part entière.

En outre, la déclaration politique manque une occasion vitale de réaffirmer l'importance d'impliquer de manière significative les personnes atteintes de MNT dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques qui affectent leur vie. Il est essentiel de faire entendre la voix des personnes les plus touchées pour apporter des réponses équitables et efficaces aux MNT.

Pour l'avenir, FID reste optimiste quant à l'agenda mondial du diabète. Le Pacte mondial de l'OMS sur le diabète et les objectifs de couverture du diabète constituent une base solide pour l'action. Il est maintenant crucial que les États membres traduisent ces engagements en mesures nationales tangibles qui élargissent l'accès à l'insuline abordable, aux technologies essentielles et aux soins complets. Ce faisant, les gouvernements peuvent changer durablement la vie des personnes vivant avec le diabète et d'autres maladies non transmissibles dans le monde entier, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte.

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